Situation discriminatoire

Doléance au Président de la République

situation discriminatoire à l’égard de la communauté des anciens légionnaires loi n° 72-662 du 13 juillet 1972

Monsieur le Président de la République,

Cc : Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de la Défense, Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Mesdames et Messieurs les Députés à l’Assemblée Nationale, Les Médias.

En réponse à votre déclaration “Toutes les questions sont ouvertes” je souhaite attirer votre attention sur une situation discriminatoire à l’égard de la communauté des anciens légionnaires.

Les légionnaires sont “un rassemblement hétéroclite d’hommes étrangers venus chercher l’exil pour mille raisons.” Général de brigade Denis MISTRAL, commandant la Légion Etrangère.

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Soldats d’élite de l’Armée française, ils constituent une communauté minoritaire, sans être reconnu en tant que tel, avec un parcours de combattant administratif qui dégage un parfum d’exclusion préméditée de l’ascenseur social français. L’image forte de ‘légionnaire’ empêche toute jouissance “d’égalité des chances.”

Si un légionnaire termine son contrat en homme du rang ou petit gradé, il est équivalent de catégorie C dans l’échelle des employés de l’Etat.

Quand un ancien légionnaire de souche étrangère réussit un concours de fonctionnaire de la catégorie B, son ancienneté au sein du ministère de la Défense lui est attribuée dans son salaire.

En revanche, la loi n° 72-662 du 13 juillet 1972 empêche les Catégorie C militaires à récupérer leurs anciennetés s’ils passent en catégorie A.

En revanche, la loi n° 72-662 du 13 juillet 1972 empêche les Catégorie C militaires à récupérer leurs anciennetés s’ils passent en catégorie A. Cela porte des conséquences importantes sur le montant de leurs salaires et, par la suite, sur le montant de leurs retraites.

Durant toute sa carrière, ce légionnaire d’origine étrangère est rémunéré moins que les autres militaires ayant réussi leurs concours.

La cerise sur le gâteau est le calcul de la retraite qui est par pourcentage calculée sur les trois derniers mois de salaire.

Sauf au cas où, dans un délai de deux semaines après le résultat de son concours, il déclenche les démarches administratives.

Aucun légionnaire d’origine étrangère ne connait ce petit détail.

Son insertion à l’intérieur de la loi n° 72-662 du 13 juillet 1972 soulève des questions de bonne foi des législateurs.

Donc, jusqu’à la retraite, ce légionnaire est défavorisé, voir pénalisé, pour avoir osé à accéder au fonctionnariat de Catégorie A.

Pourtant, il est bien déclaré soldat français, mais en interne, traité / géré comme un mercenaire qu’il n’est pas.

Je vous prie de bien vouloir redresser cette situation d’une manière rétroactive.

Veuillez agréer, Monsieur le président de la République, l’expression de ma respectueuse considération.

Azam Gill

Docteur en Etudes Anglophones, Université Stendhal, Titulaire de CAPES, Enseignant Retraité de l’Université de Toulouse, Auteur, Écrivain et Ancien Légionnaire

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